Outrance et ravissement. Images et mots de l’horreur 1
Guy Astic16.00€
Bienvenue dans cet horror show de mots et d’images où se côtoient littérature, cinéma, peinture, photographie et série télé. L’outrance nous ravit, surtout quand elle se fait terrifiante et nous livre au dérèglement de la sensibilité, à l’atroce qui provoque haut-le-cœur, déroute psychique, poussée phobique, attraction morbide. Le maître en la matière est Clive Barker, tisseur d’abominable sous toutes ses coutures artistiques, avec le corps supplicié en point de croix. Il ouvre le bal sanglant de ces pages où d’anciens et nouveaux monstres (du serial killer à la Tueuse Buffy, d’enfants redoutables à Candyman) invitent au spectacle de métamorphoses contre-nature et de beautés que l’on torture, puis à se perdre du côté des morgues et des cimetières où l’on enterre vivant. Et face à toutes ces énormités qui ébranlent la santé mentale, l’envie peut nous prendre de rire à gorge déployée si près de la voir tranchée.
Au générique de cette épouvanthologie une distribution cinq étoiles : Tomas Alfredson, Clive Barker, Juan Antonio Bayona, Robert Bloch, Ole Bornedal, Ray Bradbury, Stan Brakhage, Poppy Z. Brite, John Carpenter, Nacho Cerdà, David Cronenberg, Wes Craven, Jonathan Demme, Alain Dorémieux, Dennis Etchison, Lucio Fulci, Bertrand Gervais, Thomas Harris, William Fryer Harvey, Tobe Hooper, Hubert Haddad, Stephen King, Stanley Kubrick, Mervyn LeRoy, David Lynch, Richard Matheson, Robert Mulligan, Pierre Peyrolle, Anne Rice, Bernard Rose, Narciso Ibañez Serrador, Andres Serrano, Joss Whedon, Émile Zola.
ISBN: 978-2-915083-94-1
Date de publication : avril 2017
Nombre de pages : 144
75 images couleur
Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Morgan Iadakan –
Ce petit livre anthologique pousse au plus loin ce qui semble être l’identité de la collection « Décors » : refus d’une exhaustivité paralysante, auteurs assumant l’arbitraire de leur sensibilité propre, approche très synthétique… Et de fait, il recueille au plus haut degré les fruits de ce que cette identité permet : on en sort rempli, avec l’impression d’avoir effectué un voyage beaucoup plus long, beaucoup plus loin, beaucoup plus loin, beaucoup plus profond, que ce que semble permettre a priori 150 petites pages. Tour de magie.