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ISBN : 979-10-97309-02-2

Glissements progressifs du réel. Les faux réveils au cinéma

Diane Arnaud

Le héros du film ouvre les yeux et, au lieu de se réveiller dans le monde réel, le voici propulsé à l’intérieur d’un songe ou d’un univers parallèle. Du cinéma de Méliès au Magicien d’Oz et autres classiques, le faux réveil a plus d’une fois mis en scène l’entrée du spectateur dans la projection. Grâce […]

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En savoir plus sur l'auteur
Maître de conférences en études cinématographiques à l’université Paris 7, Diane Arnaud enseigne l’analyse et l’esthétique filmiques. Ses recherches portent sur les nouvelles modernités cinématographiques. Elle est l’auteur de Le Cinéma de Sokourov. Figures d’enfermement, publié chez L’Harmattan, coll. « Esthétiques », en 2005. Autre champ de réflexion et d’écriture : les formes du cinéma japonais classique et contemporain. Formatrice pour le dispositif « Lycéens au cinéma », elle rédige des livrets pédagogiques : sur L’Homme sans passé d’Aki Kaurismäki (Dossier APCVL/CNC, 2004), sur les Surprises et enjeux du cinéma d’Ozu (Coffret DVDs Carlotta, 2006).
Livres de Diane Arnaud
Résumé

Le héros du film ouvre les yeux et, au lieu de se réveiller dans le monde réel, le voici propulsé à l’intérieur d’un songe ou d’un univers parallèle. Du cinéma de Méliès au Magicien d’Oz et autres classiques, le faux réveil a plus d’une fois mis en scène l’entrée du spectateur dans la projection. Grâce à des scénarios d’une complexité fabuleuse (Un jour sans fin, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Inception), les films contemporains refont la part belle à ce motif visuel et narratif. Le plus souvent, les récits enchâssés établissent dans l’après-coup la nature onirique ou virtuelle de la réalité à laquelle on s’est éveillé. Le faux réveil déploie une nouvelle perspective esthétique qui consiste à différer la sortie du film, tantôt en douce, tantôt en sursaut ou en boucle.
EN DOUCE :  les œuvres de Luis Buñuel, Federico Fellini, Jacques Rivette ou Apichatpong Weerasethakul prennent l’allure d’une promenade surréelle entre la veille et le rêve. EN SURSAUT : dans les univers à sensations fortes de John Carpenter, Wes Craven, Brian De Palma ou David Lynch, le pouvoir fantastique du réveil est d’assurer la résurrection de la fiction pour prolonger la mystique du cinéma. EN BOUCLE : d’eXistenZ à Réalité, les réveils faussés se répètent possiblement à l’infini. Vouloir se réveiller ad vitam æternam, c’est croire que le cinéma repose encore et toujours sur un imaginaire de la rupture et de la résurgence.

Infos pratiques

ISBN : 979-10-97309-02-2
Date de publication : janvier 2018
Nombre de pages : 144

Revue de presse :

45 images couleur

“Glissements progressifs du réel. Les faux réveils au cinéma”

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