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ISBN : 979-10-97309-74-9
Catégorie :

Le Geôlier

Florian Quittard
5.00 out of 5 basée sur les appréciations de 23 clients
23 customer reviews

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Nourri aux films fantastiques et aux livres d’horreur, Florian Quittard débute à la fois par l’écriture et la réalisation. L’aventure commence en fac de cinéma par des courts-métrages, de longs scénarios et des contes animés dont l’un est adapté en prise de vues réelles, La Larme du fantôme. S’ensuivent une bande dessinée, La Pluie des corps, et un recueil de nouvelles, Comédinhumaine.
Livres de Florian Quittard
Résumé

Saul Geôlier est gardien de prison dans une lande désertée par les hommes. Quand un détenu à perpétuité disparaît en pleine nuit, ce mastodonte au grand cœur doit trahir sa loyauté pour mener l’enquête. Le disparu s’est-il évadé ? A-t-il été enlevé ? Une piste emmène le maton loin de chez lui, sur une île au nord du monde, havre de peur sous le joug d’un savant Fou ? Qui ne l’est pas sur cette terre hantée où Saul se fait gardien d’une nouvelle prison aux airs de cimetière ? Il s’y découvre un don et, par là même, un but : sauver les vivants et les morts de cette contrée maudite où rôde un monstre voleur de corps.

Infos pratiques

ISBN: 979-10-97309-74-9
Date de publication : janvier 2025
Nombre de pages : 226

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  1. FB

    Lu LE GEÔLIER, roman fantastique de Florian Quittard qui avait déjà signé, entre autre, le scénario d’une magnifique BD, LA PLUIE DES CORPS en 2017. Dès les premières lignes on est séduit par le joli brin de plume de l’auteur qui donne à son texte des allures de poème gothique hors du temps. LE GEÔLIER est un conte macabre envoûtant qui convoque l’ambiance des romans de Poe, Lovecraft ou encore Jean Ray, mais aussi l’univers visuel d’un Mario Bava ou des films de la Hammer. L’ombre de Tom Waits semble aussi planer sur les déambulations de Saul, le gardien de prison au physique de colosse doté d’un pouvoir empathique guérisseur… Mais tout ceci n’empêche pas Florian Quittard de façonner un univers cohérent et très personnel. Un véritable cri d’amour à la littérature et au cinéma « d’épouvante » !

  2. JP. Hüe

    J’aime bien ces courts chapitres qui rythment bien ce roman. Il m’a été difficile d’en sortir avant la fin.

  3. Philippe Foerster

    Les éditions « Rouge profond » qui, jusqu’ici, ont surtout publié des livres consacrés au cinéma (formidable collection !) se lance dans une voie différente : le Fantastique. La très belle maquette de cette collection (« Les mots noirs ») rappelle celle dédiée au cinéma, tout en marquant sa différence. La collection démarre en force avec « Le Geôlier » de Florian Quittard. Florian Quittard avait déjà écrit le scénario d’une bd étonnante, poétique et angoissante (« La pluie de Corps ») et publié un très beau recueil de nouvelles flirtant avec le Fantastique. Pour son premier roman, il s’y jette de plein pied, renouant avec le « merveilleux scientifique » ou les romans feuilletonesques de Gaston Leroux, les aventures d’Harry Dickson, celles d’Adèle Blanc-Sec, mais tout en restant bien ancré dans notre époque. J’ai aussi pensé à Brussolo en lisant « Le Geôlier », par le ton et une façon bien française d’aborder le genre, d’une part et, aussi, avec cette manière de n’épargner aucune idée, de ne pas en garder sous la manche et de refuser de n’en tirer qu’une en longueur sur tout un bouquin. Ça fourmille d’idées, c’est étrange, c’est noir, c’est haletant et c’est une réussite !

  4. Claudia

    Roman très bien écrit. Style fluide, vocabulaire très riche. L’intrigue est originale et stupéfiante. A lire absolument.

  5. Horreur.com

    Par petite touche, l’auteur Florian Quittard propose à son récit somme toute classique au départ, une touche ambigüe, qui nous interroge et nous intrigue. La suite va se révéler complètement tordue et faire basculer la vie de ce maton lambda dans un univers fantastico-horrifico-poétique qui va nous prendre par surprise et nous embarquer dans une histoire pleine de fantaisie, de rebondissements et d’originalité. Le mot « surprenant » est particulièrement bien adapté ici et le cocktail proposé est vraiment déroutant. La plume de l’auteur se lit facilement, on a envie de tourner les pages pour en découvrir plus, pour comprendre le pourquoi du comment, comprendre les tenants et aboutissants de tout ça. Bref, voilà un mix entre « La Ligne Verte » et « Dellamorte Dellamore » qui saura attiser votre curiosité si vous êtes amateurs d’intrigues un brin farfelu qui vous emportent dans des directions inattendus. Je recommande !

  6. Alan

    Ce fut un réel plaisir que de lire ce récit, fort bien écrit, qui trouve parfaitement sa place entre les canons du récit fantastique et une grande originalité ! A lire impérativement !

  7. JL Boutel

    Il y a certains livres qui, lorsque vous entamez la lecture, vous donnent l’impression que vous allez vivre une expérience unique, une plongée au cœur de l’imaginaire que vous n’avez jamais vécu. Le geôlier de Florian Quittard entre dans le club assez fermé de ces objets littéraires non identifiés, qui vous surprennent par leur thématique, leurs univers, la sensation d’avoir franchi une porte dont vous ne soupçonniez même pas l’existence.
    Un roman complétement fou, mais d’une incroyable poésie et dont l’auteur nous construit l’intrigue avec cette folle imagination d’un lecteur abreuvé de littérature fantastique et le village sur lequel s’articule une bonne partie de l’intrigue n’est pas sans nous rappeler une certaine Innsmouth ! Dans ces descriptifs il y a de véritables moments de grâces surréalistes avec un univers à la fois cauchemardesque et beau et dans ces paysages balayés par les vents et la pluie, Saul évolue tout naturellement en essayant à chaque fois de remplir au mieux la fonction qui lui a été attribuée et en essayant de la faire de la manière la plus juste possible. Je ne peux pas vous en dire plus au risque de vous révéler le cœur même de l’histoire, mais ce roman est d’une incroyable richesse inventive et si je devais vous le résumer en une phrase, c’est un texte perdu et retrouvé de Jean Ray qui aurait été mis en images par Philippe Foerster. Car chers amis, l’univers est si riche et visuel, qu’il vous est impossible de ne pas penser à cet artiste tellement certaines scènes, dont celles dans le cimetière, vous font penser à son univers à la fois cauchemardesque, drôle et poétique à la fois.
    Avec cet auteur, Rouge Profond a réellement misé, si je puis me permettre, sur le bon cheval et souhaitons qu’il nous soit possible à l’avenir d’avoir le plaisir de lire de tels romans qui nous font espérer que le fantastique est loin d’avoir dit son dernier mot. Monsieur Florian Quittard, continuez à nous étonner de la sorte, votre univers est gourmand, inventif et original et croyez-moi, vos lecteurs vous en seront éternellement reconnaissants.

  8. L. Picard

    C’est à un étrange voyage auquel le lecteur de cet ouvrage est convié… un voyage en 3 actes fait de chapitres ramassés en quelques pages, amenant une signature rythmique d’écriture singulière… une écriture au style ramassé pour aller à l’essentiel… le choix de mots justes suffisant à créer cette atmosphère particulière qui vous saisit au fil des pages.

    C’est un voyage où le fantastique s’invite par petites touches au départ pour finalement s’affirmer complètement. Même si l’amateur éclairé y trouvera de multiples références, il n’empêche que l’ensemble forme un récit original où de nombreuses surprises apparaissent au détour des pages.

    Suivre les aventures de cette bonne âme qu’est Saul fut un vrai plaisir… oui le geôlier s’appelle Saul et devra entre autres combattre des géants… d’habitude c’était David qui le faisait à sa place… mais autre temps, autres mœurs et Saul n’est plus un roi mais le gardien exemplaire d’une prison qui verra son destin basculer dans les douches en passant un savon à un détenu échappé.

    Voici donc un ouvrage hautement recommandable édité chez Rouge Profond… découvrez, vous aussi, l’univers insolite de Saul… suivez le dans ces escapades lointaines… vous vous attacherez à ce personnage atypique… et il ne sera alors plus Saul au monde.

  9. R. de Laroche

    Amateurs de littérature fantastique, une bonne nouvelle : le genre n’est pas mort, il n’appartient pas au passé. J’en tiens la preuve après avoir refermé, presque avec regret, « Le Geôlier » de Florian Quittard. Ce qui m’a frappé avant tout dans ce roman, c’est l’imagination débridée mais savamment contrôlée, le plaisir de raconter une histoire (ce n’est plus tellement à la mode) complètement folle mais maitrisée grâce à une narration nerveuse, précise, lyrique jusque dans l’horreur.
    Quittard a de sérieuses références, avec de terribles relents lovecraftiens, au fil du récit qui suit cet impressionnant geôlier, depuis la prison où il est maton, jusque dans une lointaine contrée noyée par la brume, où l’entraîne son destin, et une découverte qui fait froid dans le dos. Son cimetière hanté par d’indicibles présences hurlantes m’a fait songer à « Phantasm » de Don Coscarelli, et aux envoûtants extérieurs (tournés en studio) des adaptations d’Edgar Poe par Roger Corman. Il y aurait bien d’autres parentés à trouver, comme ces cierges qui s’allument et s’éteignent à l’instar de ceux du couloir du château de « La Belle et la Bête » de Jean Cocteau, mais le plus important est que l’auteur a son propre style, un univers étrange bien à lui, et que son roman cauchemardesque est très personnel. « Le Geôlier » apporte vraiment un sang neuf (c’est le cas de le dire…) à un genre qui semblait éteint. À lire absolument, à vos risques et périls.
    Bravo à Guy Astic qui l’a publié chez Rouge Profond, dans la collection Les Mots noirs.
    Et à vous, Florian, qui l’avez écrit, chapeau, camarade !

  10. Lesmotsdelivrent

    Dans une ambiance lourde de silence, Florian Quittard joue admirablement avec les codes du roman gothique sans jamais tomber dans le pastiche. Saul Geôlier, dont le nom semble prédestiner la profession, est un protagoniste ambivalent qui fait incontestablement penser à une autre personnage de la littérature fantastique, Jonh Coffey, du roman La ligne verte de Stephen King, de par son imposante carrure, son lien avec le monde carcéral et surtout, ce don qu’il détient. A l’inverse que notre Geôlier se trouve de l’autre côté des barreaux.

    Plus qu’une simple intrigue, le Geôlier explore la solitude, la culpabilité, la mémoire et la frontière ténue entre la vie et la mort. le monstre qui rôde ne se limite pas à la chair : il hante les souvenirs, les remords, les silences. Saul, personnage digne d’un roman d’Edgar Allan Poe, porte son nom comme un fardeau et un destin. Aptonyme ou nom prédestiné ? Peut-être un peu des deux. Ce gardien devient passeur, protecteur des âmes perdues, et son évolution dans le récit touche autant qu’elle trouble.

    La plume visuelle et incarnée de Florian Quittard se lit comme on regarde un film : plans larges sur les landes désertes, gros plans sur des gestes minuscules, ellipses qui laissent parler le silence. le texte se veut presque comme un story-board hanté, tant chaque image semble s’imprimer durablement dans l’esprit. Les dialogues sont rares mais choisis, les descriptions sculptées avec une sobriété élégante. L’auteur laisse au lecteur le soin de combler les vides, d’interpréter les non-dits, un pari exigeant, mais réussi.

    Le Geôlier est un roman à part, qui se lit d’un souffle et résonne longtemps après la dernière page. Une oeuvre sombre, poétique et puissamment évocatrice, à découvrir absolument pour les amateurs de récits fantastiques et mélancoliques.

  11. Lesmotsdelivrent

    Le Geôlier est paru en janvier 2025 dans la collection Les mots noirs aux éditions Rouge Profond. Ce roman fantastique/horrifique met en scène Saul Geôlier, un gardien de prison au grand cœur, vivant une existence simple, presque ascétique. Mais lorsqu’un détenu disparaît sans laisser de trace, son quotidien bascule. Une enquête s’amorce, étrange et solitaire, jusqu’à une île perdue du Nord, théâtre d’un huis clos à ciel ouvert, peuplée de créatures, de voix éteintes et d’un savant aux desseins troubles.
    Dans une ambiance lourde de silence, Florian Quittard joue admirablement avec les codes du roman gothique sans jamais tomber dans le pastiche. Saul Geôlier, dont le nom semble prédestiner la profession, est un protagoniste ambivalent qui fait incontestablement penser à un autre personnage de la littérature fantastique, Jonh Coffey, du roman La ligne verte de Stephen King, de par son imposante carrure, son lien avec le monde carcéral et surtout, ce don qu’il détient. A l’inverse que notre Geôlier se trouve de l’autre côté des barreaux.
    Plus qu’une simple intrigue, le Geôlier explore la solitude, la culpabilité, la mémoire et la frontière ténue entre la vie et la mort. Le monstre qui rôde ne se limite pas à la chair : il hante les souvenirs, les remords, les silences. Saul, personnage digne d’un roman d’Edgar Allan Poe, porte son nom comme un fardeau et un destin. Aptonyme ou nom prédestiné ? Peut-être un peu des deux. Ce gardien devient passeur, protecteur des âmes perdues, et son évolution dans le récit touche autant qu’elle trouble.
    La plume visuelle et incarnée de Florian Quittard se lit comme on regarde un film : plans larges sur les landes désertes, gros plans sur des gestes minuscules, ellipses qui laissent parler le silence. le texte se veut presque comme un story-board hanté, tant chaque image semble s’imprimer durablement dans l’esprit. Les dialogues sont rares mais choisis, les descriptions sculptées avec une sobriété élégante. L’auteur laisse au lecteur le soin de combler les vides, d’interpréter les non-dits, un pari exigeant, mais réussi.
    Le Geôlier est un roman à part, qui se lit d’un souffle et résonne longtemps après la dernière page. Une œuvre sombre, poétique et puissamment évocatrice, à découvrir absolument pour les amateurs de récits fantastiques et mélancoliques.

  12. Lecture-Evasion.com

    Le Geôlier de Florian Quittard est un roman qui défie les frontières des genres et plonge le lecteur dans un univers aussi envoûtant qu’inquiétant. On suit Saul Geôlier, un gardien de prison qui se retrouve plongé dans une enquête mystérieuse après la disparition de détenus. Son investigation le mène sur une île isolée, où il découvre une prison étrange dirigée par un scientifique aux intentions plutôt douteuses. C’est là que tout bascule, et l’histoire prend une tournure totalement inattendue !
    Dès les premières phrases, la plume singulière de l’auteur tisse une envoûtante poésie d’inspiration gothique qui mène le lecteur à se poser tout un tas de questions. Le Geôlier est un conte macabre et envoûtant, où plane l’ombre et l’ambiance des romans les plus sombres. C’est cette atmosphère, presque étouffante, qui donne au roman son identité macabre avec efficacité.
    Florian Quittard mêle les styles, faisant passer son récit par des instants d’horreur et même de science-fiction et de fantastique pour mieux servir son histoire. Les chapitres, très courts, renforcent l’impression de rythme et de rapidité. Tout s’enchaîne à vive allure, les événements se bousculant dans le récit à la même vitesse que les questions s’additionnent dans l’esprit du lecteur. Dès le début, le lecteur est plongé dans le doute, s’interrogeant sur les personnages, leurs motivations et le sens de ce qui se passe. Le mystère s’épaissit longtemps avant d’enfin comprendre où l’auteur veut nous mener. Chaque page devient un défi, chaque tournant un nouvel éclaircissement qui, loin de tout apaisement, ne fait qu’épaissir le mystère.
    À travers un style élégant et précis, Florian Quittard nous plonge dans un univers où l’angoisse et l’intrigue se mêlent parfaitement. C’est parfois lugubre, parfois poétique ou humoristique et chaque fois il nous amène là où nous ne pensions jamais aller avec une efficacité redoutable.
    Florian Quittard mélange les styles pour affirmer le sien, créant un univers vraiment unique. Saul Geôlier est un personnage complexe et bouleversant qui m’a particulièrement marqué, et l’enquête qui l’entraîne sur cette île isolée est pleine de mystères qui ne cessent de se dévoiler à chaque page. Ce roman m’a vraiment embarqué dans un tourbillon de questions et d’émotions et mon aventure aux côtés de Saul n’aura pas été de tout repos !
    C’est une lecture qui surprend et qui fait du sens. Je me suis perdu autant que Saul, mais à chaque fois j’en ressortais étonné par les idées de l’auteur. J’y ai passé un bon moment !

  13. Aude Horrorbooks

    Un savoir-faire sur la création de personnages originaux et solides, dans leur recherche de rédemption perdue.
    Un récit sombre à l’atmosphère savamment travaillée.
    La tournure que vont prendre les évènements est absolument incroyablement bien réfléchie.
    C’est par ces lignes que commence le portrait d’un homme étrange et attachant.
    Saul Geôlier est gardien de prison dans une lande désertée par les hommes.
    Quand un détenu à perpétuité disparaît en pleine nuit, ce mastodonte au grand cœur doit trahir sa loyauté pour mener l’enquête. Le disparu s’est-il évadé ? A-t-il été enlevé ? Une piste emmène le maton loin de chez lui, sur une île au nord du monde, havre de peur sous le joug d’un savant…
    Fou ? Qui ne l’est pas sur cette terre hantée où Saul se fait gardien d’une nouvelle prison aux airs de cimetière ?
    Il s’y découvre un don et, par là même, un but : sauver les vivants et les morts de cette contrée maudite où rôde un monstre voleur de corps…
    L’entremêlement entre la vie et la mort nous représente bien comment le désespoir est avant tout une passion, une force occulte puissante et majestueuse, un désir voluptueux envers le néant, difficile à quitter car c’est le dernier désir qui reste et paradoxalement celui qui permet de se sentir encore vivant.
    Et si le monde de l’au-delà semble bel et bien exister, quoiqu’inatteignable, c’est certainement parce que la solution se trouve rarement là où nous la cherchons, là-bas, mais toujours près de soi, ici où nous ne savons pas la discerner, dans un présent qu’il faut rénover pour construire le pont vers l’avenir.
    J’ai découvert un roman et un auteur atypique, une lecture très sympa.
    Merci à Florian Quittard de m’avoir ouvert les portes de son univers littéraire.
    Bravo.

  14. Jenna Mon répertoire livresque

    Un roman dont le personnage principal porte le prénom de mon fils, il me fallait le découvrir !
    Dans ce roman, on fait la connaissance de Saul Geôlier, qui porte rudement bien son nom, maton de métier depuis 30 ans, incarnant la droiture, le respect des règles ; force de la nature au physique imposant.
    Saul intrigue, questionne. C’est un homme qui a des valeurs personnelles très fortes et il est prêt à tout pour les défendre et les mettre en œuvre.
    Et pourtant, une nuit va suffire pour faire basculer sa routine….
    Promu, il se retrouve face à des phénomènes de prime abord « surnaturels » et décide de mener son enquête contre l’avis du directeur de prison.
    Son entêtement le mènera au-delà des murs de cette prison, dans une contrée sombre, obscure et glauque, où règne la pluie, le brouillard et la grisaille, où les habitants sont tout sauf accueillants et avenants.
    Le malaise est à son paroxysme et Saul n’est pas au bout de ses surprises quand il se voit attribuer son nouveau rôle : celui de fossoyeur… gardien d’une nouvelle prison ; le cimetière.
    Entre docteur fou, directeur de prison inhumain, expériences sur détenus, contrée austère, Saul va se dresser comme un rempart.
    Les descriptions sont lourdes et étouffantes, elles nous font ressentir l’ambiance poisseuse et suffocante du roman.
    Tout est écrasant.
    Une lecture atypique aux portes du fantastique, qui nous transporte et nous mets face à un dilemme.
    Peut-on outrepasser les droits de détenus sous prétexte qu’ils ont commis des atrocités et sont condamnés à perpétuité ?
    Merci à Florian Quittard pour l’envoi de son roman et pour sa confiance.

  15. Les dé-lire de Lou

    L’auteur vous propose un thriller teinté de fantastique qui marque les esprits.
    Cette histoire se dévoile lentement, comme une brume qui se dissipe pour révéler un paysage insoupçonné.
    Au premier abord, Saul Geôlier, gardien de prison dans une lande désertée, semble insignifiant, presque invisible. Colosse silencieux, il traverse les jours sans qu’on le remarque, comme s’il n’existait que pour remplir son devoir, sans éclat ni aspérité. Mais derrière cette armure de routine et de discrétion, se cache une âme d’une douceur inespérée. Peu à peu, il se dévoile, et sous son imposante stature se révèle un cœur d’or, une humanité profonde que personne ne soupçonnait.
    L’histoire suit une progression singulière. Ce qui commence comme une enquête sur la disparition d’un détenu devient une quête presque initiatique, un voyage vers une île mystérieuse où le réel vacille et où les âmes se confrontent à leurs propres ténèbres. Là, le fantastique s’immisce peu à peu, non comme une rupture brutale, mais comme une force souterraine qui donne du relief à l’histoire. Il amplifie le mystère, transforme l’île en un espace où la frontière entre réalité et illusion devient mouvante, et pousse Saul à se révéler pleinement. Ce n’est pas un simple décor surnaturel : c’est un élément essentiel qui nourrit la profondeur du récit et donne à la rédemption du geôlier une dimension presque mythologique.
    Mais dans cet univers gothique et hypnotique, Saul reste un phare, une présence rassurante et noble. Il ne juge pas, il protège. Il ne condamne pas, il tend la main. Dans cet ailleurs étrange, il devient le gardien non pas d’une prison, mais d’une possible rédemption.
    Florian Quittard tisse avec finesse une atmosphère où l’ombre et la lumière s’entrelacent, et où la compassion de Saul transcende la brutalité du monde qui l’entoure. À travers lui, Le Geôlier interroge la justice, le pardon, et la possibilité d’une seconde chance, même pour ceux que l’on croit irrémédiablement perdus.
    Au final, ce roman magnétique surprend et marque par sa dualité—ombre et lumière, enfermement et liberté, silence et révélation—dans une danse troublante où Saul, le colosse au cœur immense, devient l’espoir que personne n’attendait.

  16. Jean-Pierre Andrevon, L’Écran Fantastique

    Qu’on ne croie surtout pas, à lire cette annonce, que Le Geôlier, signé Florian Quittard, est un roman désuet, voire poussiéreux… Qu’on en juge : Saul Geôlier, geôlier de sa profession selon un aptonyme qu’on appréciera, fête ses 30 ans de gardiennage pendant lesquels, malgré sa force colossale, il n’a jamais effleuré aucun de ses pensionnaires. Jusqu’au jour où il est bien obligé d’en éliminer un. Ce qui attire sur lui l’attention du directeur de la prison perdue sur la lande où il exerce, lequel lui offre une nouvelle affectation, qui l’amène à découvrir que, régulièrement, des prisonniers s’évadent par une trappe située au plafond d’une cellule. Mais où vont-ils et qui les appelle ? Le seul moyen de le savoir est de prendre le même chemin, ce qu’il fait accroché à un drone qui le dépose sur une île nordique battue par les tempêtes où l’attend… ce que ce roman singulier développe, soit un cimetière où l’on n’enterre pas que des morts, lieu sur lequel règne un savant fou de livrant à des expériences génétiques et transhumanistes sur les cobayes extraits de leur cellule par la voie des airs. Donc, effectivement, du “bon vieux fantastique” à l’ancienne où toutes les cases sont cochées et évoquent certains Jean Ray, et pourquoi pas le Grand Guignol, que l’auteur explore de main de maître et un style très visuel, ce qui n’a rien d’étonnant, Florian Quittard travaillant aussi dans le cinéma. Alors pourquoi pas un futur film ?

  17. Dans l’antre de Charlène

    « Le Geôlier » est avant tout un roman sombre. À sa lecture, je n’ai perçu ni lumière ni éclaircie. J’avais l’impression d’évoluer dans un monde englouti par les ténèbres, une nuit permanente, mordante.
    Que ressort-il de cette atmosphère ?
    Une immense peine. Une solitude accablante. Des sentiments que nous partageons avec le personnage principal : Saul.
    Saul, prénom d’origine hébraïque (que j’apprécie tout particulièrement), signifie « exaucé » ou « demandé ». Il incarne ici un homme d’une grande douceur, d’une gentillesse désarmante, et d’une impartialité rare. Un homme capable, par sa simple présence, de libérer les âmes. Une figure de confession. Peut-être même de rédemption.
    Saul dans la Bible a pu bénéficier lui-même de tout ça. Par la suite devenu Paul il a pu recevoir le pardon tant attendu. À lui maintenant de le donner.
    Mais que devient-on quand on est bon ?
    Souvent abusé, manipulé, puis abandonné. C’est là toute la cruauté du monde.
    Et c’est ce que Saul expérimente.
    J’ai été profondément touchée par ce personnage.
    Un homme d’une simplicité évidente, entier, fiable, et doté d’une sensibilité dont peu sont dignes.
    Comme vous le savez je donne une grande importance aux âmes que les auteurs donnent à leurs inventions.
    « Le Geôlier », malgré sa noirceur, offre une lueur d’espoir :
    Et si, seul contre tous, il était encore possible de faire basculer le destin ?
    Quelque chose d’assez rigolo, au fil de ma lecture, je me suis imaginée assise au centre d’un cimetière, entourée de squelettes dansant sur la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns.
    Une vision étrange, mais parfaitement en accord avec l’atmosphère du roman.
    Une belle histoire fantastique, sombrement envoûtante.

  18. Adrien Fox

    Sacré texte fantastique, bourré de références cinématographiques. D’abord, Saul Geôlier m’a fait penser à Matt Cordell dans Maniac Cop, corpulent, lustrant sa matraque, déambulant dans les couloirs de la prison crade et poisseuse (qui ramène à l’asile d’Arkham, en termes de décor) dans laquelle il bosse. Un prisonnier disparaît soudainement pendant une ronde, Saul mènera sa propre enquête qu’il l’amènera sur une île glauque, digne de celle du film de Scorsese, Shutter Island. Il deviendra non plus maton, mais fossoyeur, remplaçant la personne qui était au poste initial. Et là, cette partie du texte, m’a fait penser à Shining, le fameux « Vous avez toujours été le gardien de cet hôtel », donc oui, je fais le comparatif de Saul au célèbre Jack Torrance. Je ne vais pas spoiler le texte, mais ce qui va suivre, en matière d’événements, dépasse l’imaginable. Des ambiances qui feront des clins d’œil aux univers de Tobe Hopper, Jonathan Demme aussi. Bravo à l’auteur, il a tapé fort.

  19. Dans l’antre de Charlène

    « Le Geôlier » est avant tout un roman sombre. À sa lecture, je n’ai perçu ni lumière ni éclaircie. J’avais l’impression d’évoluer dans un monde englouti par les ténèbres, une nuit permanente, mordante. Que ressort-il de cette atmosphère ? Une immense peine. Une solitude accablante. Des sentiments que nous partageons avec le personnage principal : Saul.
    Saul, prénom d’origine hébraïque (que j’apprécie tout particulièrement), signifie « exaucé » ou « demandé ». Il incarne ici un homme d’une grande douceur, d’une gentillesse désarmante, et d’une impartialité rare. Un homme capable, par sa simple présence, de libérer les âmes. Une figure de confession. Peut-être même de rédemption. Saul dans la Bible a pu bénéficier lui-même de tout ça. Par la suite devenu Paul il a pu recevoir le pardon tant attendu. À lui maintenant de le donner. Mais que devient-on quand on est bon ? Souvent abusé, manipulé, puis abandonné. C’est là toute la cruauté du monde. Et c’est ce que Saul expérimente. J’ai été profondément touchée par ce personnage. Un homme d’une simplicité évidente, entier, fiable, et doté d’une sensibilité dont peu sont dignes. Je donne une grande importance aux âmes que les auteurs donnent à leurs inventions.
    « Le Geôlier », malgré sa noirceur, offre une lueur d’espoir : Et si, seul contre tous, il était encore possible de faire basculer le destin ? Quelque chose d’assez rigolo, au fil de ma lecture, je me suis imaginée assise au centre d’un cimetière, entourée de squelettes dansant sur la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns. Une vision étrange, mais parfaitement en accord avec l’atmosphère du roman. Une belle histoire fantastique, sombrement envoûtante.

  20. Adrien Fox

    Sacré texte fantastique, bourré de références cinématographiques. D’abord, Saul Geôlier m’a fait penser à Matt Cordell dans Maniac Cop, corpulent, lustrant sa matraque, déambulant dans les couloirs de la prison crade et poisseuse (qui ramène à l’asile d’Arkham, en termes de décor) dans laquelle il bosse. Un prisonnier disparaît soudainement pendant une ronde, Saul mènera sa propre enquête qu’il l’amènera sur une île glauque, digne de celle du film de Scorsese, Shutter Island. Il deviendra non plus maton, mais fossoyeur, remplaçant la personne qui était au poste initial. Et là, cette partie du texte, m’a fait penser à Shining, le fameux « Vous avez toujours été le gardien de cet hôtel », donc oui, je fais le comparatif de Saul au célèbre Jack Torrance. Je ne vais pas spoiler le texte, mais ce qui va suivre, en matière d’événements, dépasse l’imaginable. Des ambiances qui feront des clins d’œil aux univers de Tobe Hopper, Jonathan Demme aussi. Bravo à l’auteur, il a tapé fort.

  21. Mathilde Le Covec / webzine eMaginarock

    Tout m’a plu dans ce roman aussi captivant qu’original ! Le suspense omniprésent. Perdus sur cette terre désolée, on ne sait pas où on est. Cela pourrait être partout et nulle part à la fois. Sur ce paysage se détache Saul Geôlier, dit le Geôlier, protagoniste laconique et surveillant de ce pénitencier isolé où règne une pluie perpétuelle. Il fallait bien du talent pour nous donner autant envie de tourner les pages de ce roman, où le personnage principal se révèle aussi sombre que le décor. C’est pourtant une très belle réussite de la part de l’auteur : le livre est difficile à lâcher.
    Le geôlier, un personnage fort et impactant. Tout repose ou presque sur le Geôlier, personnage principal autour duquel s’articule l’intrigue. Saul est un protagoniste imposant, laconique et bourru. Malgré son côté rugueux, il nous devient rapidement sympathique de par sa grande humanité.
    Un scénario fantastique original. Le Geôlier trace sa route, quelque part entre La Ligne verte et La Cité des enfants perdus. Une île coupée du monde et un savant fou dont l’ambiance inquiétante rappelle La Cité des enfants perdus, un geôlier rédempteur qui n’est pas sans faire penser au John Coffey de King, des fantômes qui n’en sont pas vraiment… Autant de touches fantastiques, dans une ambiance frôlant le malaise sans jamais vraiment y basculer, grâce à la présence rassurante du Geôlier. L’ensemble est mis au service d’une très jolie histoire, sur laquelle je me suis laissé porter avec beaucoup de plaisir. Le Geôlier est donc un roman fantastique aussi original que touchant, dont j’ai particulièrement apprécié la lecture.

  22. Gromovar Wolfenheir / Quoi de neuf sur ma pile

    Lieu indéterminé, date indéterminée. Un de ces espaces-temps incertains qui m’évoquent immanquablement Kafka. Qu’on peut attribuer aussi à Olga Tokarczuk ou à Karin Tidbeck, pour ne citer qu’elles. Le Geôlier est le premier roman de Florian Quittard. Dans une ambiance gothique, il décrit un beau personnage. Saul est un taiseux, un rude, un homme de peu de mots et de peu d’idées développées. Mais si Saul n’est pas un intellectuel, il est néanmoins un homme qui a des valeurs et des principes affirmés. Saul fait bien son travail. Saul n’aime pas l’injustice. Saul défend les faibles que les forts martyrisent, il prend aussi le parti de ceux qui ont été injustement affligés ou condamnés. Etonnant pour un geôlier, direz-vous ! Pas tant que ça. Si Saul comprend la nécessité de la sanction, il ne valide en revanche ni la cruauté ni l’injustice. Les valeurs et principes de Saul, qui le poussent à agir sans cesse en homme honorable, font de lui un être admirable qui n’hésitera pas à se dresser contre l’abomination organisée par d’autres. Ils font aussi qu’on se confie à lui, qu’on lui avoue ce qu’on a fait de mal, dans une recherche d’absolution que Saul accorde toujours quand elle est sincèrement demandée après que toute la vérité ait été dite. C’est au nom de ces mêmes valeurs qu’alors qu’autour de lui sont conduits, pour des raisons d’efficience, des actes qui s’apparentent fort à des crimes contre l’humanité, Saul se dressera seul contre la barbarie à visage inhumain. Dans les pages du Geôlier, Florian Quittard n’hésite pas à infuser du fantastique gothique dans un contexte contemporain (il y a des drones) déformé au-delà de toute reconnaissance possible. La recherche de l’efficience, la mise à mal de droits fondamentaux, le délire transhumaniste, le secret qui permet de ne pas inquiéter les « braves gens », tout ceci peut rendre compte de sujets d’inquiétude. Mais si ces sujets peuvent résonner avec notre monde, Quittard force assez le trait pour décentrer notre regard et nous déstabiliser. Ile nordique et colosses, on pense à Frankenstein. Rails, torture, déshumanisation, on pense à Mengele et à ses expériences. Matériel déglingué, on pense à Delicatessen. Enfin, même si l’ambiance visuelle est assez différente, le roman m’a évoqué l’atmosphère de Litan, un film de Jean-Pierre Mocky daté de 1982. Que d’horreurs ! Mais au milieu de tout ça, il y a l’innocence sous la forme de Saul, et plus encore sous celle de Maud, innocente sacrifiée sur l’autel d’une justice trop expéditive. Le monde du geôlier est gris, sombre, en déliquescence. Il y fait froid, pluvieux, brumeux. Saul et Maud y sont les flammes qui l’éclairent et le réchauffent. Grace leur soit rendue. Le Geôlier est un bon roman, qu’on dira envoûtant tant il intrigue et parvient à charmer.

  23. Vinz J. Orlof aka Vincent Roussel / Culturopoing

    La force du roman de Florian Quittard, c’est de parvenir à instaurer en quelques pages une atmosphère à la fois oppressante et cohérente. Son héros est un personnage taiseux, solitaire qui vivote sans réels plaisirs mais en s’acquittant de manière consciencieuse de son travail. L’univers décrit est à la fois réaliste, bien que tous nos repères sont sapés puisque le récit prend corps dans un lieu et une époque qui ne sont pas définis. Comme dans tout bon roman fantastique qui se respecte, le glissement vers le surnaturel a lieu par petites touches. Saul découvre d’abord qu’il a une sorte de pouvoir de s’immiscer dans les âmes des détenus et qu’il peut leur faire avouer la vérité. Par ailleurs, un prisonnier disparaît de sa cellule, sans que personne ne puisse l’expliquer. S’agit-il d’une évasion, a priori impossible ? D’un enlèvement ?
    Quittard se plaît à déjouer nos attentes. Lorsque son personnage est muté, on peut d’abord penser que le roman va nouer des intrigues au sein de cette unité spéciale de la prison (ce fameux « Paradis ») mais très vite, Saul découvre une brèche et se trouve embarqué dans une aventure loin du cabanon où il loge et du centre de détention.
    La dimension fantastique du livre prend alors toute son ampleur et l’auteur renoue (soulignons-le tout en nous gardant d’en dévoiler trop) avec la tradition du savant fou et mégalomane dans la lignée de L’Île du docteur Moreau de Wells. Là encore, c’est l’atmosphère décrite qui séduit en premier lieu : île baignée dans le brouillard, habitants patibulaires qui voient l’arrivée de Saul d’un mauvais œil, nouvelles tâches de fossoyeur imposées à notre geôlier… Sans parler des mystérieux dispositifs techniques qui révéleront de bien étranges secrets…