Explorant le genre à partir du
territoire états-unien qui l’a vu naître,
se développer et s’universaliser, Suzannne Liandrat-Guigues
et Jean-Louis Leutrat décrivent les traits dominants
et les particularités moins visibles du western, tout
ce qui lui confère sa splendeur, passée, présente
et à venir. Il s’agit bien d’envisager
le western au cinéma et à la télévision
de ses débuts à ses réalisations plus
récentes, de Riders of the Purple Sage (1925)
à Broken Trail (2006).
Splendeur du western ouvre trois pistes dans un territoire
moins balisé qu’il n’y paraît. La
première emprunte les sentiers battus du genre (son
origine, ses histoires) mais fait découvrir des alliances
trop peu évoquées : alliances du western avec
la littérature, la peinture et, surtout, la musique
; alliances aussi avec le merveilleux, le “crépusculaire”,
le comique… La deuxième piste relie deux chefs-d’œuvre,
splendides repères dans l’histoire du cinéma
: La Rivière rouge, d’Howard Hawks,
et La Prisonnière du désert, de John
Ford. La dernière, traversée par les tumbleweeds
roulant au vent, propose un parcours libre à travers
des films, des motifs, des figures du western. Du mythe de
l’Ouest aux représentations des Indiens, de Roy
Rogers au Nouveau Monde, de Fritz Lang à Danse
avec les loups, de John Wayne à Robert Duvall,
sans oublier Sam Peckinpah, Clint Eastwood, Jacques Tourneur,
Robert Aldrich, les séries Into the West et
Deadwood, le western féminin…
Le western dans toute sa splendeur ne peut pas se passer d’images.
Plus de sept cents visuels accompagnent le texte et pas moins
de sept cents films sont évoqués.