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Kiyoshi Kurosawa
Mémoire de la disparition

> Auteur :

> Date de parution :

janvier 2007

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Vient de paraître, n° 29, juin 2007 :

« “La mémoire de la disparition agit dans tout le cinéma de Kurosawa. C'est une nécessité tant formelle que narrative, tant esthétique qu'éthique. Ce processus vertigineux fait remonter le réel dans la fiction, fait éclater le souvenir en plein milieu amnésique”, écrit Diane Arnaud qui ne se contente pas d'analyser avec une toute particulière exigence le style formel du “jeune Kurosawa” – qui n'a d'ailleurs pas de lien de parenté avec Akira Kurosawa – mais établit les références ou connexions entre cette œuvre et celle d'autres cinéastes. On retrouve ainsi, au fil de ces pages, Alain Resnais et La Féline de Jacques Tourneur, L'Éclipse, Les Innocents et Soleil vert, Tarantino, Francis Bacon, Nosferatu et Jean-Luc Godard. L'auteur ajoute : “Les différents malaises des personnages dans leur environnement révèlent une peur bleue du passé et un noir désespoir de l'avenir.” Parallèlement à la rigueur du texte, le choix des photos et photogrammes illustre remarquablement le propos. À ce sujet. la double page, qui met en rapport Kwaidan, Les Contes de la lune vague après la pluie, Hiroshima mon amour et Kairo, ce dernier film étant le seul de Kurosawa, est éblouissante. Diane Arnaud s'attache tout particulièrement aux cadrages, au choix des angles de caméra et aux couleurs. Une étude rigoureuse d'une rare exigence. »

Patrick Brion