Ce volume fait partie d’un diptyque
sur l’histoire des formes et des genres du cinéma
hollywoodien :
Hollywood classique. Le Temps des
géants ;
Hollywood
moderne. Le Temps des voyants (paru en 2011). Il
met l’accent sur la période allant des origines
jusqu’aux environs des années 1960, et propose
un parcours varié dans un répertoire populaire
immense, à grand spectacle. L’Usine à
rêves hollywoodienne est à l’origine
de codes et de genres précis (le péplum, le
musical, le film historique et romantique comme
Autant en emporte le vent…), d’esthétiques
sans cesse enrichies, d’échanges artistiques
(théâtre, opéra, musique, cinéma,
animation, télévision, etc.), mais aussi d’icônes
(King Kong, Marilyn Monroe…), d’inventions (le
technicolor), de créations originales et d’œuvres
d’auteurs à part entière (John Ford,
Alfred Hitchcock, Cecil B. DeMille, King Vidor, Howard Hawks,
Orson Welles, Robert Wise, Henry King, George Stevens…).
L’ouvrage articule parcours historiques et approches
transversales, privilégiant les filiations (échos,
écarts), les transferts d’un cinéaste
à l’autre, d’un genre à l’autre,
les persistances ou infléchissements thématiques,
techniques, etc. Il saisit les liens de l’intérieur
de la création, en remontant aux sources : il recourt
à d’abondants documents visuels – près
de trois mille illustrations –, à des propos
d’artistes publiés pour la première
fois en France. Le livre perpétue la “tradition”
de la collection « Raccords » – récompensée
à deux reprises par le Prix de la critique de cinéma
(catégorie « Meilleur essai » pour
26
secondes : l’Amérique éclaboussée
; catégorie « Meilleur beau livre »
pour
Splendeur du western) : mettre en dialogue
le texte et l’iconographie pour sensibiliser le lecteur
aux formes et aux figures en perpétuelle renouvellement.
D’indispensables index permettent des lectures moins
linéaires du livre, dans lequel on peut se plonger
selon son envie, à partir de telle ou telle entrée.