Titanic
ressort en 3D : rien de plus logique. Quand James Cameron
entreprend le tournage de son film catastrophe dans les années
1990, il a déjà en tête la réalisation
d’images en 3D qui puissent procurer la sensation d’une
totale immersion. D’où l’importance de
la mer dans l’avancée de son projet révolutionnaire,
cette mer qui est son élément naturel, cette
mer qu’il sonde dans ses grandes profondeurs, se donnant
ainsi les moyens de s’approcher de l’épave
du Titanic comme personne ne l’a jamais fait auparavant.
Cameron accomplit des explorations sous-marines avant de tourner
Titanic, mais il continue aussi après son
triomphe en 1997. Au point de quasiment disparaître
de la scène hollywoodienne pendant près de dix
ans, alors que les milliards engrangés lui permettaient
de réaliser n’importe quel blockbuster.
Quand il refait surface, il livre Avatar qui engage
le cinéma dans une transformation sans précédent.
C’est cet appel des profondeurs à l’origine
de l’une des plus grandes mutations audiovisuelles que
le livre explore, analysant Titanic suivant des perspectives
nouvelles en lien avec Terminator, Abyss
et Avatar, tout en dressant le portrait de James
Cameron en travailleur de la mer, cinéaste aventurier
et visionnaire, et raconteur au long cours.