Deuxième recueil de nouvelles
d’André Hodeir après le très remarqué
Si seulement la vie (Joëlle Losfeld, 2001 –
le titre empruntait au Woody Allen d’Annie Hall),
Le Rire de Swann propose, comme ce précédent
ensemble, douze « pièces faciles » très
subtilement ouvragées autour de, avec,
en hommage à la musique. Douze concentrés
d’humour où les musiciens – compositeurs
et instrumentistes classiques ou jazzmen – par son imagination
placés dans des situations cocasses et fréquemment
délicates se voient toujours gratifiés de l’affection
malicieuse d’un compositeur-écrivain pour qui il
faut parler légèrement des choses graves (donc
de la musique) et gravement des choses légères
(donc de la musique). « On finira sans doute par s’apercevoir
qu’il y a un vrai génie drolatique chez cet homme
très sérieux, narrateur virtuose », écrivait
– à la parution de Si seulement la vie
– Michel Contat dans Le Monde. Le Rire de
Swann vérifie intégralement ce propos : avec
brio ; en une contagieuse jubilation.