Essai mais aussi œuvre littéraire
à part entière, Les Mondes du jazz est
écrit au plus intime de l'esthétique musicale
déterminante du XXe siècle par un acteur
clé de son évolution : son premier analyste
et théoricien sans doute mais aussi, en tant que compositeur
et arrangeur, l'égal d'un Gil Evans ou d'un George Russell.
Hommage rendu aux figures de Monk et d'Ellington, de Lester
Young et Charlie Parker, réflexion d'une haute tenue
stylistique, le maître-livre d'André Hodeir s'offre
d'abord comme questionnement insistant et parfois ironique du
caractère propre du jazz, souhaitant que celui-ci assume
sans faiblesse son rôle nodal dans la modernité,
trouve les moyens de ne jamais s'écarter du feu de l'invention.
Fleuron d'une critique aussi jubilatoire qu'exigeante, Les
Mondes du jazz, texte foisonnant, virtuose, tout d'intelligence
et aussi d'émotion, d'humour et d'humeur, a été
salué au moment de sa première publication en
1970 comme l'ouvrage le plus original et puissant que le jazz
ait suscité – ce qu'il demeure.
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