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L'Étrange Destin de George General Grice Jr.,
dit Gigi Gryce

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Date de parution :

mai 2008

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Dans la somme des bouleversements du jazz après 1940, Gigi Gryce n’est à proprement parler ni un oublié, ni un inconnu. Pas de tout amateur conséquent, en tout cas : celui-ci sachant l’importance et l’originalité du compositeur de MINORITY, SOCIAL CALL et NICA’s TEMPO comme l’élégance de l’arrangeur. Pas, a fortiori, des musiciens. De Max Roach à Monk ou Art Farmer en passant par Clifford Brown, Tadd Dameron, Oscar Pettiford, Getz, Gillespie, Charlie Parker, ses contemporains auront, en effet, tôt repéré les qualités d’écriture et la singularité d’instrumentiste d’un saxophoniste alto et homme de partitions qui à vingt-cinq ans éprouva, comme quelques autres jazzmen (Donald Byrd, Quincy Jones...), le besoin de parfaire ses connaissances musicales auprès de Nadia Boulanger (mais aussi, pour ce qui le concerne, d’Arthur Honegger). Quant à ceux des générations qui lui ont succédé, ils ont continué et continuent de jouer ses compositions. Tout autre qu’un petit maître, il est de ces musiciens de la pénombre auxquels Alain Gerber sait si bien, dans les plis de son attention à quelques figures “monumentales” du champ jazzistique (Lester, Lady Day, Bird, Miles...), redonner le visage de l’unique. Ombré par son exigence même et son rapport difficile à la vie, Gigi Gryce est, les enregistrements du Jazz Lab Quintet ou The Rat Race Blues l’affirmeraient, jazzman de l’essence du jazz. C’est à donner, dans le chant intérieur, la voix de l’intime, cette dimension et sa valeur de source que s’attache L’Étrange Destin de George General Grice Jr., dit Gigi Gryce.

  • 155 x 215 mm
  • cousu-collé, avec rabats
  • 160 pages
  • 16 €
  • ISBN 978-2-915083-29-3