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Sonny Rollins
Le Zen et la relève du saxophone

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Date de parution :

octobre 2008

          

Paradoxe ? Sans doute. Il n’existe aujourd’hui – alors même qu’il a pu, l’année dernière, fêter ses soixante-quinze ans – qu’un seul livre sur Sonny Rollins dans la bibliographie jazzistique : celui de Maurizio Giammarco. Paradoxe bis – pourraient dire certains : ce livre n’a pas été écrit par un critique ou un musicien américain ; n’a initialement été publié ni à New York ni à Los Angeles, mais à Rome. Est le fait d’un musicien italien jeune encore, et de première force, « tombé en Rollins » durant son adolescence et qui n’aura jamais quitté, pour le Saxophone Colossus, la plus vive admiration – celle-ci, pour autant, n’ayant jamais basculé dans l’aveuglement ou la célébration béate. Remarquablement informé, jamais hagiographique, l’ouvrage de Maurizio Giammarco met, à écouter, en jeu une belle science et sait comme peu (mais le livre de Pieranunzi sur Bill Evans serait un autre exemple fort) faire écouter. Moments d’analyse tenus sans technicité – fermement mais limpidement. Marches historiques précises pour dire le parcours mouvementé puis assuré d’un maître de musique, d’un nouvel inventeur du saxophone ténor (au même titre que le Père, Coleman Hawkins) pour qui, de toujours, la musique est l’instance première de la méditation – d’une vitale transformation, quotidiennement jouée. Mise en perspective exacte d’une réalité point si évidente : Rollins, à sa façon singulière, solitaire, superbement affirmative, a bouleversé le dire du jazz, sa discursivité, l’idée même du solo, la morale de l’improvisation. Ce jazz dont il est, aujourd’hui, la dernière légende. Absolument vivante.

Traduit de l'italien par Danièle Robert

  • 155 x 215 mm
  • cousu-collé, avec rabats
  • 192 pages
  • 17 €
  • bibliographie, discographie, index
  • préface de Steve Lacy
  • ISBN (978-)2-915083-22-3